Nous sommes vie, nous sommes mouvement

Retour au catalogue

Nous sommes vie, nous sommes mouvement

« Selon la tradition, si Dieu crée, c’est pour extraire le cosmos du chaos. Pour nous, il n’y a pas d’un côté le créateur et, de l’autre, la création, mais un seul mouvement. Le chaos devient cosmos. C’est l’optique de l’immanence par opposition à celle de la transcendance. L’être humain n’est pas le maître de la création, mais appartient à son mouvement, est constitué par lui. Il s’agit moins pour lui de s’ouvrir au chaos que d’admettre qu’il se trouve d’emblée dedans. Ainsi, au lieu de s’en protéger par les formes déjà là, il s’en fera un allié. Concrètement, c’est à partir du malaise ou du mal-être, de tout ce qui se bouscule en lui, de ce qui se télescope et va dans toutes les directions, à partir de ses questions, de ses crises, de ses lacunes, de sa souffrance, de ce qu’il y a pour lui de plus terrible qu’il créera. Il créera par l’écriture, la peinture, la musique, la danse, la photographie, le cinéma, etc., également par la science, la littérature, la religion. Il créera aussi dans la vie quotidienne par ses relations, ses décisions, ses actions. Le mouvement de création consiste à partir de l’informe, de l’indéterminé, du non-sens et à l’épouser afin qu’il se transforme de lui-même en une forme et un sens qui permettent à la vie d’avancer. Le chaos n’est jamais dépassé une fois pour toutes; il continue de courir sous les formes, ne cessant de les menacer et finissant d’ailleurs, tôt ou tard, par les réabsorber, ce pourquoi l’être humain ne cesse jamais de créer. »




1 Contrairement à ce que laissait entendre Aristote 9


2 Nous sommes pour l’essentiel à la fois la forme et le contenu 12


3 Chacun sait que le chaos comporte plusieurs figures extrêmes 17


4 Il peut y avoir un immense contraste entre le monde de la pensée

et du discours et celui de la réalité 20


5 Selon la tradition, si Dieu crée, c’est pour extraire le cosmos du chaos 24


6 Les choses les plus différentes, voire extrêmes, coexistent en l’être humain 24


7 Le corps-esprit est éminemment fragile 31


8 Le défi est pour l’écrivain d’amener au langage ce qui lui résiste 35


9 Redoublons de prudence quand nous parlons de nous-mêmes 37


10 Tout modèle ou idéal que se propose l’être humain est infiniment plus simple 40


11 Nous voudrions tout comprendre, expliquer, justifier 42


12 Nous parlons de ce qui est ou devient 44


13 Avec la pensée se développent la connaissance mais également la superficialité 47

 

14 Le bonheur indique un état statistique 50


15 Pourquoi chercher à correspondre à un modèle 54


16 Plus nous sommes désemparés et perdus 59


17 Rien n’est plus néfaste que la comparaison 61


18 Nous ne pouvons parler de nous qu’inadéquatement 64


19 La vision est vivante, à savoir éprouvée 68


20 Comme l’a vu Bergson, un philosophe est celui qui a une vision 71


21 En enfourchant le mouvement de création, nous perdons notre identité 76


22 L’alternative n’est pas l’art ou la vie 79


23 Nous parlons de la création comme d’une activité positive 82


24 Évoquer la création dans l’oeuvre et la création dans la vie 85


25 Celui ou celle qui écrit en philosophie est vite confronté aux limites du langage 89


26 La condition humaine est faite du meilleur et du pire 92


27 Comment pouvons-nous séparer vie humaine et réalité 96


28 La parole est performative 102


29 Que vaut une philosophie qui ne s’adresse qu’à d’autres philosophes 105


30 Nous ne pouvons traiter de tout à la fois 110


31 L’être humain a vraiment tout avantage à être conscient de ses limites 113


32 Pascal avait une vision forte et juste de l’être humain 115


33 Si nous n’expérimentons pas les affects terribles

auxquels certains sont confrontés 119


34 L’ambition de la science est tout aussi grande que celle de la philosophie 121

 

35 Il se peut que nous nous trouvions dans la pire des illusions 124


36 Ce n’est tout de même pas parce que nous allons mourir 127


37 L’illusion, si illusion il y a, n’est pas toujours une mauvaise affaire 130


38 L’acte de foi, nous l’exerçons sans cesse 133


39 Personne ne peut être normal 138


40 Nous insistons sur la connaissance 142


41 La présence est à la vie, au corps et à la terre 145


42 L’être humain a toujours eu un rapport problématique avec la terre ou la nature 148


43 La nature a été dénaturée par la religion et par la science 150


44 Pourquoi l’être humain a-t-il pris telle direction plutôt qu’une autre ? 153


45 Nous connaissons la phrase de Descartes : « Je pense, donc je suis » 156


46 Bien que les êtres humains soient tous différents 161


47 La philosophie ne s’attarde à aucune question, mais s’ouvre à toutes 164


48 Nous nous agitons et divertissons pour combler un immense vide intérieur 166


49 Nous pouvons avoir un jour l’envie de nous suicider, 169


50 La réalité humaine est incontestablement plus complexe que celle de tout autre animal 171


51 Nous ne pourrons jamais être satisfaits de notre vie 175


52 L’illusion n’est pas un accident qui aurait pu être évité 178


53 L’observation de très près ne laisse pas les choses intactes 182


54 Il nous est difficile d’accepter la complexité humaine 185

 

55 Les prétentions de la raison à une connaissance absolue 188


56 Nos évidences et nos vérités sont éminemment fragiles 191


57 À quelqu’un qui se plaignait de n’avoir rien fait,

Montaigne demandait : « N’avez-vous pas vécu ? » 196


58 La vie nue est éminemment fragile 200


59 L’expérience de la souffrance est l’expérience de nos limites 202


60 Comment l’être humain peut-il prétendre maîtriser la nature

alors qu’il se maîtrise si peu lui-même ? 206


61 Le danger est de s’enfermer dans une vision 210


62 Les êtres humains s’opposent et se combattent 213


63 Comment sentir, percevoir, éprouver, comprendre avec le corps entier ? 215


64 La conscience des limites nous rend modestes et prudents 222


65 Dans la mesure où une part de nous est conditionnée à viser un but,
nous éprouvons le manque 225


66 Il y a des dangers que nous identifions facilement 231


67 Les êtres humains, même dans leur passivité et sans le savoir, contribuent
à la création de la réalité 235



  • Prix: 24 $ CAD | 22 € Euro
  • Date de parution: 7 février 2018
  • Collection:
  • Catégorie: Philosophie, littérature, art, création
  • Traducteur:
  • Préface:

  • Auteur: Pierre Bertrand Fiche de l'auteur


Informations supplémentaires

  • ISBN: 978-2-89578-616-0 | e-ISBN:
  • Illustrations: |Nombre de pages: 248
  • Format: 8,5 po / 21,5 cm | 5,5 po / 14 cm | Poids: 324g

Disponibilité et code

  • Code du produit au Canada: 9782895786160 | Statut: Disponible
  • Code du produit en France: | Statut: ND
  • Code du produit en Suisse: | Statut: ND
portfolio image
Retour au catalogue

Bertrand Pierre

Pierre Bertrand a été professeur de philosophie à Montréal. Auteur d’une œuvre importante, il mène, dans une langue claire et sensible qui convoque art, littérature et philosophie, une réflexion minutieuse et patiente où il approfondit les thèmes de la vie et de la création.

Crédit photo: ©Alain Décarie