Philo & Cie

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Philo & Cie n˚15

  • Septembre - décembre 2016

Le jeu comme modèle

Ce ne sont pas les jeux mêmes qui ont retenu notre attention ni l’engouement que notre époque manifeste à leur endroit, mais le jeu en tant que modèle épistémique, explicatif-descriptif, qui s’est généralisé au vingtième siècle et dont l’illustration la plus répandue est sans doute la théorie des jeux qui a fait tache d’huile aussi bien dans les sciences de la nature que dans les sciences humaines.

C’est bien entendu dans ces derniers domaines que le modèle « ludique » a suscité notre curiosité, et sans doute aussi notre inquiétude, qui reste il est vrai difficile à formuler autrement que de manière intuitive.

Le jeu, rappelle Jacques Pierre, est né comme monde possible, parallèle à celui dans lequel nous vivons normalement. Cette nature du jeu de relever d’une logique propre avec ses règles particulières et de manière autonome par rapport à la réalité profane est une constante des études sur le jeu. On a parfois quand même l’impression d’assister à une porosité sans résistance entre les deux registres et, par suite, à une généralisation d’une seule et même logique dans les deux mondes. Comme si on finissait par confondre, dans les termes de Wittgenstein, « jeux de langage » et « formes de vie ».

Voilà quelques questions qui sont à l’horizon des textes publiés dans ce dosssier.



  • Artiste invité :
  • Entretien : Avec Robin Fortin. Le rationalisme moderne : une philosophie rétrograde
  • Dossier : Le jeu comme modèle