Lorsque Victor le sociologue (Lionel Pourtau) apprend qu’il est atteint d’un cancer incurable et qu’il lui reste moins de deux ans à vivre, il décide d’écrire sur sa maladie. Non pas pour en tenir la chronique ou pour en témoigner, mais pour jeter un éclairage nouveau sur elle.
Lorsque Jean-Baptiste le technocrate (Xavier Molène) apprend que son ami est condamné, il décide de ne pas laisser l’émotion le submerger. Plutôt que de plaindre Victor ou de s’affliger sur son sort, il s’engage à l’aider à vivre jusqu’à la fin comme il l’a toujours fait, avec plénitude et intensité.
Deux voix se répondent alors. Celle du malade qui défie le cancer et choisit d’aimer la vie plus que la mort. Celle de l’ami qui le soutient en espérant que la littérature pourra tout sauver.
À mesure que les deux amis racontent et décrivent l’expérience ultime qui les séparera, les voix s’entremêlent, les écritures se rapprochent…
Première partie : Sidération • 1. Morituri…; 2. N’entre pas docilement dans la douce nuit; 3. Sur la route; 4. J’ai bien assez vécu pour la nature comme pour ma gloire; 5. Le tour de la prison; 6. Nos dieux sont morts, mais nos démons sont bien vivants; 7. La pitié dangereuse; 8. Nous savons tous les deux que le monde sommeille par manque d’imprudence.
Deuxième partie : Expériences du mourir • 9. Je suis une partie de cette force qui tantôt veut le mal et tantôt fait le bien; 10. La divine comédie humaine; 11. Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille; 12. Sous le soleil de Satan; 13. Je ne pourrais croire qu’à un dieu qui sait danser; 14. Les détectives sauvages; 15. Aussi étroit soit le chemin, je suis le capitaine de mon âme; 16. Les deux cloportes; 17. Le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi; 18. Une chambre avec vue.
Troisième partie : Sur-vivre • 19. Je suis entré où ne savais; 20. Aimer ( et gamberger ) à perdre la raison; 21. Les amis et les amies prodigieuses, quoique…; 22. La pierre du tombeau qui s’ouvre sur nos âmes; 23. Avec quelle précaution il vient, le crépuscule; 24. Et j’ai perçu l’issue automnale dans ce jeu triste; 25. Cent ans de solitude.