Début mars 2023, la Fédération étudiante collégiale du Québec ( FECQ ) appelait à dépoussiérer la formation générale qui prévaut dans les cégeps francophones pour l’aligner sur le modèle des humanities des collèges anglophones. Quelques jours plus tard, 840 professeurs signaient une lettre ouverte pour s’opposer à l’idée d’une formation générale à la carte ( Le Devoir, 9 mars 2023 ). Le débat n’est pas nouveau, mais l’idée d’« assouplir » ou de « revoir » la formation générale semble aujourd’hui s’imposer. Car au cœur de ce débat se trouve l’argument du libre choix de l’étudiant, un argument qui possède une force de séduction quasi irrésistible. Pourquoi, demande-t-on, conserver le modèle mis en place lors de la création des cégeps qui subordonne le choix individuel à la transmission d’une culture commune ? Pourquoi, en effet.
La formation générale remise en question • Sébastien Mussi, Réflexion gratuite sur la nécessité de l’inutile ; François Chassé, Faire évoluer la formation générale ? Pourquoi ? Comment ? ; Dominique Lepage, Que veut dire la formation générale ? ; Jean-Marc Limoges, Cartes sur table ; Éric Martin, Quelle école après le néolibéralisme ? ; Mathieu Bras et Yves Larochelle, Réflexions sur l’éducation.
Désordres langagiers ? • Jean-François Plante-Tan, Le piège de l’écriture inclusive ; Jadette Laliberté, L’écriture inclusive peut-elle réussir à s’imposer ? ; Arnaud Bernadet, Langue inclusive, langue d’État ; Elyane Borowski, Les mots en délire : l’imposture postmoderniste ; Philippe Lorange, L’abâtardissement de la langue. Prélude à la barbarie du vingt et unième siècle ; Yannick Lacroix, Les mots et les causes. Réflexions sur la locution « racisme systémique » ; Patrick Moreau, Bienvenue à Balnibarbi ; Marc Chevrier, La morne prose ; Nicolas Bourdon, La métamorphose.
Sous peine d’être ignorant • Jean-René Roy, La température ressentie ? Évitons la fièvre météorologique.
Contributions libres • Eve Seguin et Julius Grey, Affaire Jutra. Gauche identitaire c. État de droit ; Gilles McMillan, Préserver un peu de la beauté du monde. Entretien avec Bernard Émond.