La question nationale, une question sociale

Michel Roche, La question nationale, une question sociale, Essai sur la crise du mouvement indépendantiste québécois
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La question nationale, une question sociale

  • Essai sur la crise du mouvement indépendantiste québécois

Depuis l’aube de la Révolution tranquille, le mouvement indépendantiste avait su rallier diverses tendances idéologiques provenant d’un large spectre allant de la gauche socialiste et démocratique à la droite conservatrice. Dans tous les cas l’indépendance, que ce soit comme moyen ou comme fin, était inséparable de l’idée générale d’émancipation. Mais au cours des dernières années, alors qu’on assiste à un déclin apparent de l’option, des divisions politiques profondes se sont manifestées. Du côté de la droite conservatrice, on insiste sur les questions identitaires en appelant à se débarrasser de toute velléité de projet de société inspiré des valeurs sociales de la gauche. Chez une partie de la gauche, on pose le diagnostic inverse, estimant que l’indépendantisme nuirait aux combats prioritaires à mener en faveur de la justice sociale et de l’environnement. Dans les deux cas, le « social » et le « national » subissent une séparation artificielle qui ne saurait servir efficacement ni l’indépendance, ni la justice sociale et la cause environnementale. L’histoire récente enseigne qu’il n’existe nulle raison de hiérarchiser les luttes et de cette manière d’écarter tel ou tel combat parce qu’il y aurait urgence de se concentrer sur une ou deux causes. Comme l’écrit l’auteur, « l’affaiblissement du mouvement indépendantiste a-t-il réellement permis d’obtenir des gains dans les autres batailles ? » Cet ouvrage cherche à démontrer le jeu de vases communicants auquel obéissent l’un et l’autre, particulièrement dans le contexte actuel de la crise du néolibéralisme qui, selon l’auteur, ouvre une nouvelle fenêtre favorable au mouvement indépendantiste.




Chapitre 1: Le marxisme, la gauche et la question nationale • Chapitre 2: Identité nationale et solidarité sociale • Chapitre 3: Rapports de classes et nation • Chapitre 4: Le mouvement syndical et la question nationale • Chapitre 5: Le keynésianisme, l’État providence et le néonationalisme • Chapitre 6: Le tournant néolibéral • Chapitre 7: Le néolibéralisme au Québec • Chapitre 8: L’indépendantisme entre Meech et le référendum de 1995, un contre-exemple ? • Chapitre 9: Les politiques gouvernementales québécoises après le référendum de 1995 • Chapitre 10: L’offensive du gouvernement fédéral • Chapitre 11: La baisse de l’appui à la souveraineté/indépendance • Chapitre 12: Crise du néolibéralisme et signes de rupture • Chapitre 13: L’expérience de l’Écosse et de la Catalogne • Chapitre 14: Un État québécois à réaffirmer



  • Prix: 26 $ CAD | N. D. € Euro
  • Date de parution: 20 février 2024
  • Collection:
  • Catégorie:
  • Traducteur:
  • Préface:

  • Auteur: Michel Roche Fiche de l'auteur


Informations supplémentaires

  • ISBN: 978-2-89578-804-1 | e-ISBN: 978-2-89578-805-8
  • Illustrations: |Nombre de pages: 208
  • Format: 9 po / 22,9 cm | 6 po / 15,24 cm | Poids: 308g

Disponibilité et code

  • Code du produit au Canada: 9782895788041 | Statut: Disponible
  • Code du produit en France: N. D. | Statut: N. D.
  • Code du produit en Suisse: N. D. | Statut: N. D.
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Michel Roche

Michel Roche est professeur de science politique au département des sciences humaines et sociales de l’Université du Québec à Chicoutimi. D’abord spécialiste de la Russie, il n’a jamais négligé la question nationale de son propre pays. Outre de nombreux articles et chapitres d’ouvrages, il a publié Thérapie de choc et autoritarisme en Russie ( L’Harmattan, 2000 ), a dirigé Capitalisme, néolibéralisme et mouvements sociaux en Russie ( M et Syllepse, 2015 ), et a codirigé Le printemps érable ( Presses de l’Université du Québec, 2015).